Accéder à l’art

L'art est-il trop cher ? Vous vous êtes peut-être déjà fait cette réflexion devant une œuvre exposée dans une galerie ou une foire d'art contemporain. Fasciné par une peinture ou un dessin, vous prenez votre courage à deux mains pour demander son prix au vendeur et c'est la douche froide... La somme vous semble excessive et vous vous dites que l'art n'est pas fait pour vous.

Rassurez-vous, vous n'êtes pas seul à voir vécu cette expérience. Cela m'est souvent arrivé. Comment expliquer cette situation ? Le prix d'une œuvre dépend de nombreux facteurs. Il est fixé soit par l'artiste soit par son marchand et est lié à la qualité de l’œuvre. C'est une valeur subjective, souvent confondue avec la notoriété de l'artiste. Une mauvaise œuvre d'un artiste côté sera plus chère que l'œuvre excellente d'un artiste peu connu. Il faut donc chercher la perle rare. Encore faut-il pouvoir identifier la qualité par son seul jugement.

D'autre part, le prix est lié au format. Une œuvre de petit format sera plus accessible qu'une grande bien que concentrant, parfois, toute la puissance et le talent de l'artiste. La technique enfin peut être déterminante. La peinture sur toile est davantage valorisée qu'un dessin sur papier, à tort, car la qualité est la même et le dessin peut-être plus spontané, plus libre.

Le temps passé à la réalisation d'une œuvre est un facteur important. Comme je suis très exigeant sur la qualité, il m'arrive de passer plusieurs jours à réaliser une aquarelle au format d'une carte postale. Souvent, le prix de vente de l'aquarelle, bien qu'abordable, peut sembler excessif à un amateur peu informé mais ne permet même pas d'atteindre le taux horaire d'une femme de ménage...

Le multiple est le plus avantageux. Mais pas n'importe lequel. Je ne parle pas d'une reproduction mécanique - sans intervention de l'auteur mais dont la signature est censée être une valeur ajoutée ! - mais de la réalisation de la main de l'artiste d'une œuvre-matrice qui permettra son impression. La gravure à la pointe sèche sur cuivre en est un bon exemple. Je grave mes compositions à main levée directement sur une plaque de cuivre à l'aide d'une pointe d'acier. C'est une pratique exigeante mais elle propose une qualité de traits, subtils et veloutés, qu'on ne peut obtenir que par ce procédé.

Le cuivre gravé est imprimé en un nombre limité d'exemplaires. Il s'agit d'un original multiple. Son prix reste très abordable alors que les formats sont grands et, dans mon cas, il s'agit d’œuvres personnelles de grande qualité. Pour voir les pointes sèches de la série 1001 Nuits, cliquez vite sur ce lien.

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